Normandie-Maine
Balade dans le parc NORMANDIE MAINE
Mardi 21 avril
Vieil adage ‘’ Le dire c’est bien mais le faire c’est mieux ‘’ et bien pour notre voyage c’est ‘’SAVOIR ET FER ‘’ .Oui tu as bien lu : F.E.R car il faut reconnaître que Pascale a trouvé un magnifique filon avec cette première visite des forges.
Donc direction les forges de la Ferrière, en activité du XVIe au XXe siècle : autant dire qu’elles n’ont pas rouillé avec le temps !
Au programme : une balade à la fois historique… et sportive. Parce que oui, le fer, ça se mérite — surtout quand il faut grimper, marcher, et comprendre comment on passe d’un caillou à une barre de métal.
Bref, une sortie solide comme de l’acier !
Le lendemain, le secret était bien au champ… mais le fromager, lui, avait manifestement pris la clé des champs. Il nous avait posé un Lapin .Fromagerie envolée, et nous voilà bredouilles devant “Champ Secret” — qui, pour le coup, portait très bien son nom.
Tant pis , nous passerons plus de temps à la visite de Domfront. Domfront et son château, enfin ce qu’il en reste, qui nous raconte la vie normande. Nous y retrouvons du beau monde :Guillaume le conquérant, Aliénor d’Aquitaine, la grand-mère de Saint Louis enfin toute notre histoire avec ses guest stars. Mais nous sommes surpris par l’église Saint Julien et son style néo- byzantin . Le christ en majesté nous éblouit. Par les routes à lapins de l’Orne (dixit notre guide) nous finissons la journée aux sept forges.
Et là… miracle liquide. On nous accueille avec l’eau ferrugineuse du “Sieur Bourvil” — enfin, “eau” c’est vite dit ,ici l’appellation locale est différente avec ses doux noms de Poirissimo, poiré ou calvados. Hydratation, oui mais….
Poire sur le tonneau : on dort sur place, dans cette cidrerie France Passion. Sage stratégie.
Bref, une journée sans fromage, mais pas sans saveur.
Vendredi 24 avril
‘’La Ferté Macé’’ : stationnement ‘’ Rock and roll’. Un autre groupe de camping- cars avait réservé notre arrêt sur la place prévue par notre guide. Heureusement notre jeunesse et notre dynamisme nous permettent de stationner facilement. Seul notre ami Jean Louis aura un peu de retard ce qui n’est vraiment pas dans ses habitudes.
“Un vrai voyage dans le temps ! Dans ce musée des jouets : nounours, poupées d’antan, trains électriques et courses de chevaux nous transportent à travers les époques. Avec plus de 7 000 trésors à découvrir, impossible de ne pas retomber en enfance !”.
Le soir nous retrouvons sur un grand espace nos amis du week-end . La relève est assurée. Pot de l’amitié sous un soleil radieux.
Samedi 25 avril.
Départ à 9h 30 en groupe vers le château médiéval de Lassay-les-Châteaux.
Rare construction intacte de cette époque . A la différence de Victor Hugo ,le vagabond,nous modestes voyageurs, sommes accueillis en grands seigneurs par deux guides : un pour la ville l’autre pour le château .Quelle organisation ! C’est byzance ! Un grand merci à Pascale pour ce traitement VIP !
Après un repas très équilibré nous regagnons nos camping- cars pour une sieste réparatrice.
Lassés des châteaux nous partons vers la Michaudière pas à Paris comme nous l’indiquait notre point G.P.S mais dans l’Orne.
Le soir apéritif collectif : amitié, convivialité solidarité tels sont les principes du 3CV
L’un des participants très satisfait s’exclame , pour faire british ‘’What a Trip !’’( traduction : quel beau voyage !). Il ne fut pas déçu : au petit déjeuner nous avions ‘’TRIPES’’, pâté , café et eau ferrugineuse.
On dit que c’est le paon qui fait la roue… mais aujourd’hui, c’est notre vidéo qui nous en a fait voir de toutes les formes ! Nous avons découvert un métier presque oublié : celui de charron, ce magicien du bois capable de fabriquer des roues de charrette sans GPS ni mode d’emploi IKEA.
Et pour tester la solidité des œuvres de notre artiste (et accessoirement notre courage), rien de tel qu’une petite balade en carriole, tirée par de solides chevaux de trait, à travers le bocage de l’Orne. Résultat : ça tient… même quand ça secoue un peu plus que prévu !
Bon, on ne va pas se mentir : Michelin a accessoirement amélioré notre confort
Après le repas, spectacle enchanteur des percherons de la Michaudièe.
Le lundi 27 avril
photo de famille et direction Carrouges.
‘’Sept siècles vous contemplent aurait dit Napoléon devant ce magnifique château.
Mardi 28 avril
Balade à pied le long de la Sarthe pour rejoindre le musée de la dentelle. Au resto, on dit souvent : moins il y en a, plus c’est cher. Ici, c’est l’inverse : plus c’est travaillé… plus c’est (très) cher.
Quel travail !15 heures au cm². On a vu un voile d’apparat de 7 m². Faites le calcul
Réponse ? Environ 100 personnes, 40 heures par semaine, pendant un an.
Rien que ça.
Là, clairement… on ne fait plus dans la dentelle !
Epoustouflant. Un peu comme le Tour de France :
10 étapes pour commencer à comprendre la fabrication…
et 10 ans d’apprentissage pour ne pas confondre le fil et le fil de discussion.
Après tous nos calculs il nous fallait bien un bon restaurant et pour arrêter de réfléchir nous avons décidé, pour simplifier l’addition : chacun commande chacun paie sa note.
Stratégie anti division et après la dentelle au centimètre carré, c’était la seule équation qu’on avait envie de résoudre Bref, pas de sketch à la Muriel Robin.
Nous terminons la journée par la visite de la ville d’Alençon , magnifique cité des Ducs Et pour clôturer en beauté — et en dentelle bien sûr — direction le superbe porche de la basilique, si finement ouvragé qu’on croirait que le sculpteur a suivi des cours de broderie fine !
Hélas, toute bonne chose a une fin, et nous concluons ce beau périple par un apéritif collectif, en remerciant chaleureusement Pascale et Joël pour l’organisation de ce merveilleux voyage.
Mais nous n’oublions pas de souhaiter un prompt rétablissement à notre ami Maurice qui a chuté durant ce voyage. Bon courage à vous deux.